La Grippe Aviaire

Communiqué de l’AFSCA 26-11-20

Vous trouverez ci-joint toutes les informations pertinentes concernant la contamination par le virus de l’influenza aviaire hautement pathogène de type H5N5 dans un élevage de poulets de chair à Menin.

  • les instructions concernant les zones délimitées, qui seront également publiées sur notre site web ;
  • une carte des zones.

Je vous renvoie également à notre site web, où une carte sera disponible sur laquelle vous pouvez zoomer en détail pour voir les limites de la zone.

Je répète les points les plus importants :

  • L’exploitation concernée a été déclarée foyer et a été assainie entre-temps.
  • Une zone de 3 km (zone de protection) et une zone de 10 km (zone de surveillance) ont été délimitées autour du site contaminé.

Dans ces zones, chaque éleveur de volaille doit présenter un inventaire à l’ULC (exploitations commerciales) ou au bourgmestre (éleveurs amateurs) dans les plus brefs délais.

  • Les mesures suivantes sont en vigueur dans les zones :
    • l’interdiction des transports de volailles, d’œufs et de produits de volailles ;
    • des mesures strictes de biosécurité et une surveillance stricte dans toutes les exploitations et élevages.

Je vous réfère pour plus de détails aux documents relatifs aux mesures dans les zones.

  • Dans le reste de la Belgique, le desserrage des volailles est interdit. Un régime transitoire est en cours d’élaboration pour les animaux déjà mis en place.

Je souligne que les animaux de l’exploitation touchée ont montré peu de symptômes cliniques et pratiquement pas de mortalité anormale.

Par conséquent, il ne faut pas hésiter à envoyer du matériel pour une analyse si aucun diagnostic clair de la cause ne peut être établi, même si les paramètres observés ne répondent pas aux critères fixés dans le cadre de la vigilance accrue.

Je compte sur chacun pour suivre strictement les mesures et pour garantir une biosécurité maximale dans toutes ses activités.

1662251 instructions zone de protection Menen – 20201124 fr
1662252 instructions zone de surveillance Menen – 20201124 fr 20201124_ZP_mesures zone de protection_IA_v1_FR
20201124_ZS_mesures zone de surveillance_IA_v1_FR 20201126_mesures_NCD_IA_v1e_FR
consultation secteur – 20201126 fr


Communiqué de l’AFSCA 20-11-20

Belgique

Dans notre pays, des oiseaux sauvages infectés ont été trouvés à 6 endroits différents, tous situés sur la côte dans les municipalités d’Ostende, Middelkerke, Bredene, De Haan et Oudenburg. Les contaminations concernent les espèces d’oiseaux suivantes : cygne tuberculé, courlis, oie rieuse, goéland argenté, pie et tourterelle turque.
La semaine dernière, tant sur la côte qu’ailleurs dans le pays, plusieurs autres oiseaux et carcasses suspects ont été collectés, dont plusieurs rapaces.

Heureusement, aucune infection n’a encore été détectée chez les volailles. Les quelques suspicions cliniques chez des détenteurs particuliers se sont révélés négatifs après des analyses de laboratoire.

Reste de l’UE

Le virus H5 se propage également ailleurs en Europe.

  • En ce qui concerne les volailles, je vous réfère au tableau ci-dessous et à la carte 1 (source : outil d’alerte européen ADNS) en annexe. Les foyers sont indiquées sur la carte comme suit : rouge = commercial, bleu = détenteur particulier.
    La Suède, la France et la Croatie sont les États membres qui se trouvent ajoutés à cette liste. Le deuxième foyer en France à Yvelines (près de Paris) et le foyer en Croatie (près de la Hongrie) ne sont pas encore indiqués sur la carte.
    L’une des exploitations aux Pays-Bas est un élevage de canards dans lequel les animaux, bien que plus doux, montraient des signes évidents de maladie et de la mortalité.
  • En ce qui concerne les oiseaux sauvages, le nombre de sites contaminés a augmenté de manière significative dans tous les pays concernés. Ces sites sont indiqués en bleu sur la carte 2 (source : outil d’alerte européen ADNS).
    Le nombre et la diversité des espèces d’oiseaux touchées montrent que ce virus H5 a un spectre d’hôtes très large.

Les deux foyers en France concernent des points de vente de volailles de hobby. Ces contaminations sont liées à la vente de volailles infectées dans le circuit hobby qui venaient vraisemblablement de détenteurs particuliers. Dans le cadre du traçage de ces foyers en France, l’AFSCA a également contrôlé 2 fournisseurs belges, avec des résultats favorables.

Je répète mon appel traditionnel de respecter la biosécurité au maximum dans tous les maillons de la chaîne avicole. Après tout, la biosécurité n’est que si fort que le maillon le plus faible de la chaîne. Je compte donc sur une forte réaction de chacun lorsqu’il sera confronté à des lacunes dans ce domaine de la part des visiteurs, des techniciens, des fournisseurs et des clients, etc.

land commerciële houderij hobby en andere dierpark sites wilde vogels
pays élevage commercial amateur et autre parc animalier sites oiseaux sauvages
België/Belgique 6
Duitsland/Allemagne 10 210
Denemarken/Danemark 1 27
Frankrijk/France 2
Ierland/Irlande 3
Kroatië/Croatie 1
Nederland/Pays-Bas 4 5 41
Verenigd Koninkrijk/Royaume-Uni 2 6
Zweden/Suède 1
19 7 0 293

Communiqué de la RFCB 14-11-20

Suite aux directives reçues de l’Afsca ce samedi 14/11/20, la RFCB demande à ses amateurs de maintenir, à titre préventif, leurs pigeons au colombier.

Ces mesures plus strictes dans la lutte contre la grippe aviaire, édictées par l’AFSCA, entrent en application le 15/11/20 La RFCB publiera des précisions complémentaires sur ce dossier dans les prochains jours
Pour la RFCB
Le président national
Pascal Bodengien


Communiqué de l’Afsca 14-11-20

Le laboratoire de référence Sciensano a rapporté aujourd’hui les premières infections par le virus H5N8 de la grippe aviaire hautement pathogène chez des oiseaux sauvages dans notre pays. Il s’agit d’un cygne muet, d’une oie rieuse et d’un courlis que l’on a trouvé à la côte, dans les communes côtières d’Ostende, de Bredene et de Middelkerke. Les animaux avaient été pris en charge par un centre de revalidation pour oiseaux et ont ensuite été envoyés pour un analyse par le réseaux qu’a mis en place l’Agentschap Natuur en Bos flamand pour surveiller les suspicions de grippe aviaire chez les oiseaux sauvages en Flandre.

Compte tenu des différents sites, il est probable que la grippe aviaire circule chez les oiseaux sauvages tout le long de la côte et peut-être également ailleurs dans le pays.

Le Ministre Clarinval a donc décidé, sur avis de l’AFSCA, d’étendre au secteur des détenteurs amateurs l’obligation de confiner leurs volailles. Pour rappel, cette mesure est déjà obligatoire pour les volailles des exploitations commerciales. En outre, tous les rassemblements et marchés de volailles et d’oiseaux sont plus strictement réglementés ? également temporairement interdites. N’oubliez pas que ces évènements sont actuellement de toute façon interdits par les mesures covid.

Les mesures supplémentaires prendront effet ce dimanche 15 novembre.
Vous trouvez à titre d’information ci-joint le communiqué de presse du Ministre et de l’AFSCA.
Nos pages internet concernant la grippe aviaire seront mises à jour encore aujourd’hui.

Je souligne une fois de plus que le risque d’introduction de ce virus chez les volailles à partir des oiseaux sauvages est très élevé. Il est donc important que la biosécurité soit prise au sérieux et soit appliquée jusque dans les moindres détails.

Je vous donne pour conclure un bref aperçu de la situation au niveau européen :

  • En ce qui concerne les volailles, jusqu’à présent, 4 foyers ont été détectés aux Pays-Bas, dont 3 dans des exploitations commerciales. Aussi l’Allemagne compte désormais 4 infections, dans des petites exploitations dans le nord du pays. Le Royaume-Uni a entretemps notifié une deuxième exploitation commerciale infectée.
    Ces foyers sont indiqués sur la carte 1 (source : outil d’alerte européen ADNS) : rouge = commercial, bleu = amateur.
  • En ce qui concerne les oiseaux sauvages, le Royaume-Uni et l’Irlande ont signalé leurs premier cas. Entretemps, en Allemagne et aux Pays-Bas, des dizaines de sites où des animaux infectés ont été retrouvés ont été signalés.
    Ces cas sont repris sur la carte 2 (source : outil d’alerte européen ADNS) : les sites y sont indiqués en bleu.


Communiqué de l’AFSCA 7-11-20

Vous trouverez ici un bref état des lieux concernant les contaminations par les virus H5 hautement pathogènes de la grippe aviaire.

  • En ce qui concerne les oiseaux sauvages, ces dernières semaines, des infections ont été signalées aux Pays-Bas (20-aine de sites), en Allemagne (20-aine de sites) et au Danemark (1 site). Ces sites sont indiqués par un point bleu sur la carte ci-jointe qui a été établie sur la base des données de l’ADNS européen.
    Comme lors des précédentes saisons de grippe aviaire, diverses espèces d’oiseaux – oiseaux aquatiques et rapaces – sont concernées.
  • En ce qui concerne les volailles, une deuxième exploitation infectée a été trouvée aux Pays-Bas; il s’agit d’une exploitation de poules pondeuses située à proximité du premier foyer. En outre, l’Allemagne a également signalé une contamination dans un petit élevage mixte et le Royaume-Uni a signalé une infection dans un élevage (vraisemblablement) parental de poulets de chair. Ces foyers sont marqués à l’aide d’un point rouge sur la carte.

En début de semaine, une foyer de virus H5 a également été suspecté dans le Kent au Royaume-Uni, mais il s’agit là d’un virus faiblement pathogène.

Entre-temps, les experts ont pu analyser la génétique d’un certain nombre de virus trouvés. Il s’avère que le virus H5 est effectivement apparenté au virus identifié en Russie et au Kazakhstan avant l’été et qu’il est plus proche du virus de l’épidémie de 2016-2017 que du virus qui a circulé en Europe centrale et orientale au début de cette année. Pour rappel, le virus H5 de 2016 est un virus qui a été identifié chez de très nombreux oiseaux sauvages et chez une variété de familles d’oiseaux et il y a causé une mortalité massive ; c’était moins le cas du virus H5 du début de l’année. De plus, le virus H5 actuel a déjà été détecté avec plusieurs antigènes N (N8, N5 et N1), ce qui indique qu’il a parcouru un long chemin depuis les premières découvertes au Kazakhstan et en Russie (où seuls les virus N8 ont été détectés).

Bien qu’il n’y ait pas encore d’indications de présence de virus dans notre pays, il peut nous atteindre rapidement. L’expérience du passé montre que le virus peut alors apparaître n’importe où dans le pays. Le risque d’introduction chez les volailles à partir des oiseaux sauvages est très élevé avec ce virus. Il est donc important que chacun prenne soin de la biosécurité et la respecte dans les moindres détails.

Communiqué de l’AFSCA 16-10-20

Lien vers le website de l’AFSCA

L’automne et l’hiver à venir seront probablement des saisons où – plus que les années précédentes – la grippe aviaire devra être prise en compte.

Depuis le mois de mai 2020, de nombreux cas de grippe aviaire hautement pathogène de type H5 ont été identifiés chez des oiseaux sauvages et dans des élevages, commerciaux et backyard, en Russie et au Kazakhstan. Cela indique que la grippe aviaire circule largement dans les régions où un grand nombre d’oiseaux aquatiques sauvages se reproduisent et passent l’été. Le virus H5 en question est probablement le même type de virus qui a déjà causé des problèmes en Europe au cours des années précédentes.

Les experts internationaux estiment qu’il est très probable que les oiseaux aquatiques migrateurs apportent le virus avec eux lors de la migration d’automne, qui a commencé entre-temps. Il y a donc un réel risque que l’UE devra à nouveau faire face à des contaminations dans les mois à venir. Bien que notre pays ne soit pas la première destination pour la plupart des oiseaux migrateurs – la Pologne, l’Allemagne et les Pays-Bas sont des destinations beaucoup plus probables à cet égard – nous devons quand-même être très vigilant.

Les mesures actuelles en Belgique sont strictes et suffisent pour gérer le niveau de risque. Il n’est donc pas nécessaire de les renforcer pour l’instant.

Vous pouvez les consulter sur notre site ; elles ont aussi été annexé à ce message. http://www.afsca.be/professionnels/productionanimale/santeanimale/grippeaviaire/mesures.asp.

L’AFSCA demande à tous les éleveurs de volailles et aux acteurs de la chaîne d’appliquer strictement les mesures et d’accorder une attention particulière à la prévention de l’introduction de l’influenza aviaire dans l’exploitation par les (contacts avec les) oiseaux sauvages.

Je voudrais également attirer l’attention sur l’importance de la vigilance accrue pour la grippe aviaire, qui est déjà en place depuis 2006 et qui a encore été renforcée l’an dernier suite aux problèmes liés au virus H3.
Concrètement, le traitement thérapeutique de volailles ne peut être entamé après les constatations suivantes que si des échantillons ont été préalablement soumis à la DGZ ou à l’ARSIA pour un examen de laboratoire :

  • une réduction de plus de 20 % de la consommation normale d’aliments et d’eau ;
  • une mortalité de plus de 3 % par semaine ;
  • une réduction de la ponte de plus de 5 % pendant plus de deux jours ;
  • des signes cliniques ou des lésions post-mortem suggérant une grippe.

Les % sont à interpréter au niveau de l’étable ou du compartiment et non pas au niveau de l’ensemble de l’exploitation.

Afin de maintenir le seuil pour l’éleveur de volaille le plus bas possible, l’AFSCA prend en charge les frais d’analyse de ces échantillons pour la grippe aviaire.