La Grippe Aviaire

Communiqué de l’AFSCA 06-01-2021

La surveillance finale dans la zone de 1 km de Diksmuide délimitée autour de l’infection par un virus H5 faiblement pathogène s’est révélée favorable. L’AFSCA lèvera donc la zone de Diksmuide cette nuit. La zone tampon de 500 m à Dinant sera levée au même moment. À partir de demain, seules les mesures préventives générales seront en vigueur dans tout le pays.

Entre-temps, le niveau de risque pour la grippe aviaire n’a pas diminué. De nouveaux cas d’oiseaux sauvages contaminés sont toujours constatés, cette semaine p.ex. à Zedelgem (WVL). Une vingtaine d’oiseaux d’espèces différentes ont maintenant été trouvés dans plus de 15 endroits différents (voir la carte ci-jointe). Pour plus de détails, je vous renvoie à notre site web : www.favv.be/professionnels/productionanimale/santeanimale/grippeaviaire/casoiseauxsauvages.asp.

Ailleurs dans l’UE et dans les pays voisins, la situation n’évolue pas favorablement :

  • Aux Pays-Bas, un foyer a été détecté dans un élevage de dindes à Moergestel (prov. de Brabant du nord). La zone de 10 km atteint la frontière belge à la hauteur de Poppel (voir la carte ci-jointe). Cette infection est alarmante étant donné la forte densité de volailles de part et d’autre de la frontière.
  • En France, comme en 2015 et 2017, le virus a été réintroduit dans la filière des palmipèdes dans le sud-ouest du pays. Le grand nombre de foyers en peu de temps fait craindre qu’un scénario de centaines d’infections et de nombreux mois de lutte se développe à nouveau dans cette région.
  • En Allemagne, le virus est apparu dans les régions denses en volailles de Basse-Saxe et le nombre d’infections, en particulier chez les dindes, a considérablement augmenté au cours de la semaine dernière.
  • Ailleurs dans l’UE, le nombre d’infections chez les volailles et les oiseaux sauvages a fortement augmenté ces dernières semaines. La Hongrie est maintenant infectée elle aussi. Je vous réfère aux cartes jointes (carte 1 avec les foyers chez les volailles commerciales en rouge et chez les volailles d’amateurs en bleu ; carte 2 avec les oiseaux sauvages contaminés en bleu) et au tableau suivant.

Cette semaine, la dérogation à l’interdiction de desserrer arrive à son terme. Cette dérogation a été établie fin novembre pour permettre le desserrage des poussins qui avaient été mis en étable avant le début de cette interdiction. Vu le risque toujours élevé et une pression d’infection importante autour de chaque étable en Belgique, l’interdiction de desserrer restera en vigueur dans les semaines à venir. Toutefois, à partir du 10 janvier, l’AFSCA permettra de vider les différentes étables d’une exploitation indépendamment les unes des autres. L’instruction modifiée sur ce sujet sera diffusée dans le courant de la semaine.

Demain matin, l’AFSCA communiquera à la presse et au grand public sur la levée des dernières zones. Le site web sera mis à jour à ce moment-là : www.favv.be/professionnels/productionanimale/santeanimale/grippeaviaire/.

moergestel_20210105


Communiqué de l’AFSCA 24-12-2020

Le screening pour lever la zone de 10 km à Menen s’est déroulé sans problème et a été clôturé hier soir.

Toutes les analyses effectuées par le laboratoire de référence Sciensano se sont avérées favorables.

Cela signifie que la zone de 10 km pourra être levée comme prévu dans la nuit de vendredi à samedi. A partir du samedi 26.12 à 0h00, seules les mesures de précaution générales, qui sont également applicables dans le reste du pays, seront alors en vigueur autour de Menen.

La zone tampon temporaire de 500 m autour de la contamination chez un détenteur particulier à Dinant sera à son tour levée la semaine prochaine, le 29.12 à 0h00.

Je vous donne également les informations suivantes :

  • Cette semaine, deux nouvelles contaminations par le virus H5 hautement pathogène ont été détectées chez les oiseaux sauvages, cette fois-ci à Bruges et à Knokke (Zwin).
    Vous trouverez la nouvelle carte avec les sites contaminés en annexe.
  • Concernant l’infection par le virus H5 faiblement pathogène à Diksmuide, je vous ai envoyé mardi dernier une carte sur laquelle la zone de 1 km n’était pas correctement positionnée. Cette erreur a entretemps été corrigée. Vous trouverez la délimitation correcte de la zone tampon temporaire d’un rayon de 1 km sur une nouvelle carte en annexe.


Communique de l’AFSCA 22-12-2020

L’infection par le virus H5 à Diksmuide a aujourd’hui été qualifiée de virus faiblement pathogène. Cela signifie également que les mesures peuvent être adaptées :

  • La zone autour de l’exploitation contaminée est adaptée à une zone tampon temporaire d’un rayon de 1 km (voir nouvelle carte en annexe).
  • Les mêmes mesures continueront à s’appliquer dans cette zone modifiée.
  • La zone sera maintenue au moins jusqu’au 6 janvier 2021. Elle sera levée en fonction des résultats d’un screening final, qui sera organisé de la même manière qu’à Menen.

L’AFSCA publiera un bref communiqué de presse sur ce changement dans le courant de la journée. Le site web sera également mis à jour (http://www.favv.be/professionnels/productionanimale/santeanimale/grippeaviaire/).

Le screening final pour pouvoir lever la zone de 10 km à Menen se déroule comme prévu. Les dernières exploitations seront contrôlées et échantillonnées aujourd’hui. Les résultats des analyses déjà réalisées sont favorables pour l’instant. Ils seront achevés demain. Je vous informerai des résultats finaux jeudi. Si ces résultats sont favorables et qu’aucune nouvelle infection n’apparaît dans et autour de cette zone de 10 km, elle sera alors levée ce samedi 26 décembre 2020 à 0h00.

Comme déjà indiqué dans les communications précédentes, en raison de l’infection des populations d’oiseaux sauvages par le virus H5, le risque de contamination des environs d’un poulailler par la grippe aviaire est très élevé dans tout le pays. Par conséquent, le risque d’introduire la grippe aviaire dans une étable avicole par les activités quotidiennes de l’élevage a également fortement augmenté. La litière, qui est conservée à l’extérieur et qui peut éventuellement être contaminée par les oiseaux sauvages, constitue également un risque potentiel.

C’est pourquoi L’AFSCA demande d’accorder une attention particulière aux activités de l’exploitation qui nécessitent l’entrée dans les étables de personnes et de matériel, notamment la litière, des caisses et des véhicules. En outre, il convient de ne stocker la litière que sous abri ou dans un endroit couvert et de nettoyer et désinfecter les pneus, les passages de roue et les marchepieds des véhicules qui sont utilisés pour apporter la litière dans les étables.

Le maintien d’une stricte biosécurité reste évidemment toujours extrêmement important.

Pour conclure, je vous informe que la situation dans les pays voisins et ailleurs en Europe continue d’évoluer défavorablement. Pour les données les plus récentes, je vous réfère aux cartes ci-jointes de l’outil européen de notification ADNS (carte 1 = volaille avec rouge = commercial, bleu = hobby ; carte 2 = oiseaux sauvages) et au tableau récapitulatif ci-dessous.


Communiqué de l’AFSCA 17-12-2020

Comme indiqué cette après-midi lors de la réunion, vous trouvez en annexe les documents relatifs au nouveau foyer de grippe aviaire du type H5 à Diksmuide (Fl. occ.) et du screening final qui doit être organisé avant de pouvoir lever la zone de 10 km à Menen.

Concernant la nouvelle contamination à Diksmuide, je répète que, en attendant la caractérisation finale du virus H5, une zone tampon temporaire d’un rayon de 3 km a été délimitée autour de l’exploitation de poulets de chair contaminée (voir carte dans le ppt en annexe).
Dans cette zone s’appliquent les mesures d’une zone de protection classique :

  • inventaire de toutes les volailles
  • interdiction du transport de volailles, d’œufs, d’œufs à couver, de fumier
  • interdiction des rassemblements
  • mesures spécifiques pour les exploitations commerciales

Pour plus de détails, je vous renvoie à notre site internet (www.favv.be/professionnels/productionanimale/santeanimale/grippeaviaire/mesures.asp) qui a été mis à jour cet après-midi et au communiqué de presse au lien suivant : www.favv.be/professionnels/publications/presse/2020/2020-12-17b.asp.
Vous y trouverez également une carte zoomable qui permet de visualiser la zone plus en détail.

Aujourd’hui, la zone de protection de Menen a également été convertie en zone de surveillance. À partir de ce week-end, le monitoring final sera effectué dans cette zone de surveillance de Menen. Nous espérons lever cette zone le 26.12 à 0h00.
Les documents en annexe sont :

  • 1665176 : informations générales concernant l’échantillonnage de volailles dans le cadre de la surveillance pour la grippe aviaire
  • 1665843 : informations spécifiques concernant le monitoring finale (échantillonnage et visites de contrôle) à réaliser dans la zone de 10 km à Menen, y compris le document qui sert à envoyer le feedback nécessaire concernant les visites à l’ULC.

L’organisation pratique du monitoring est mis en marche par les vétérinaires avicoles en collaboration avec la DGZ. L’objectif est de finaliser ces visites et échantillonnage entre dimanche 20.12 et mardi 22.12.

ECHANTILLONNAGE DANS LE CADRE DE LA
VIGILANCE POUR LA GRIPPE AVIAIRE- 20201215 fr

LEVEE DES ZONES DE RESTRICTION DE MENEN – 20201216 fr

consultation avec le secteur – 20201217 fr

Communqué de l’AFSCA 9-12-2020

Une infection par la grippe aviaire hautement pathogène de type H5 a été détectée chez un détenteur particulier de Dinant. Les quelques volailles en question ont été euthanasiées. Le virus a très probablement été introduit dans le poulailler par des oiseaux sauvages.

Une zone tampon temporaire d’un rayon de 500 m a été définie autour du site infecté (voir la carte ci-jointe). Il n’y a pas d’exploitations commerciales dans cette zone.

Les détenteurs particuliers de cette zone tampon sont soumis aux mesures suivantes (voir les instructions en annexe) :

  • Ils doivent envoyer un inventaire à la commune dans les 48 heures.
  • Tous les déplacements de volailles, d’oiseaux et d’œufs à couver sont interdits dans la zone.
    Le transit est autorisé.
  • Les volailles et les oiseaux doivent être nourris et abreuvés à l’intérieur.
  • Les rassemblements de volailles et d’oiseaux sont interdits.

Un communiqué de presse sera diffusé plus tard dans la journée. Pour de plus amples informations, je vous renvoie à notre site internet, qui sera mis à jour dès que possible :
www.favv.be/professionnels/productionanimale/santeanimale/grippeaviaire/mesures.asp.

En ce qui concerne les zones de Menen, jusqu’à présent, aucune infection supplémentaire n’y a été détectée. Cela donne l’espoir qu’il sera possible de lever ces zones selon le calendrier prévu.

Dans ces zones, le transfert de volailles d’abattage et d’œufs à couver a entretemps été rendu possible.

À ce jour, 15 oiseaux sauvages infectés ont été trouvés sur une 10-aine de sites en Flandre occidentale et Flandre orientale. Je vous réfère à la carte reprise sur notre site internet : www.favv.be/professionnels/productionanimale/santeanimale/grippeaviaire/casoiseauxsauvages.asp.

La contamination à Dinant montre que le virus circule également chez les oiseaux sauvages ailleurs dans le pays. Le risque d’une contamination de l’environnement autour de n’importe quel poulailler en Belgique est donc très réel.

Ailleurs en Europe, le nombre de contaminations a considérablement augmenté. Je vous réfère aux chiffres ci-dessous et aux cartes jointes (source : ADNS) : la carte « 20201208 pl » montre les infections chez les volailles (commercial = rouge ; amateur = bleu) ; la carte « 20201208 wb » montre les infections chez les oiseaux sauvages.

Quelques observations frappantes :

  • Contrairement à l’hiver dernier, ce sont pour l’instant les routes migratoires occidentales en Europe qui sont les plus touchées.
  • Le nombre de contaminations dans les élevages avicoles commerciaux est élevé. Presque tous ces foyers sont des foyers primaires liés à une introduction du virus par les oiseaux sauvages.

Toute information pertinente peut être retrouve sur notre site internet : www.favv.be/professionnels/productionanimale/santeanimale/grippeaviaire/.

1664251 instructie tijdelijke bufferzone dinant v1 – 20201208 fr


Communiqué de l’AFSCA 26-11-20

Vous trouverez ci-joint toutes les informations pertinentes concernant la contamination par le virus de l’influenza aviaire hautement pathogène de type H5N5 dans un élevage de poulets de chair à Menin.

  • les instructions concernant les zones délimitées, qui seront également publiées sur notre site web ;
  • une carte des zones.

Je vous renvoie également à notre site web, où une carte sera disponible sur laquelle vous pouvez zoomer en détail pour voir les limites de la zone.

Je répète les points les plus importants :

  • L’exploitation concernée a été déclarée foyer et a été assainie entre-temps.
  • Une zone de 3 km (zone de protection) et une zone de 10 km (zone de surveillance) ont été délimitées autour du site contaminé.

Dans ces zones, chaque éleveur de volaille doit présenter un inventaire à l’ULC (exploitations commerciales) ou au bourgmestre (éleveurs amateurs) dans les plus brefs délais.

  • Les mesures suivantes sont en vigueur dans les zones :
    • l’interdiction des transports de volailles, d’œufs et de produits de volailles ;
    • des mesures strictes de biosécurité et une surveillance stricte dans toutes les exploitations et élevages.

Je vous réfère pour plus de détails aux documents relatifs aux mesures dans les zones.

  • Dans le reste de la Belgique, le desserrage des volailles est interdit. Un régime transitoire est en cours d’élaboration pour les animaux déjà mis en place.

Je souligne que les animaux de l’exploitation touchée ont montré peu de symptômes cliniques et pratiquement pas de mortalité anormale.

Par conséquent, il ne faut pas hésiter à envoyer du matériel pour une analyse si aucun diagnostic clair de la cause ne peut être établi, même si les paramètres observés ne répondent pas aux critères fixés dans le cadre de la vigilance accrue.

Je compte sur chacun pour suivre strictement les mesures et pour garantir une biosécurité maximale dans toutes ses activités.

1662251 instructions zone de protection Menen – 20201124 fr
1662252 instructions zone de surveillance Menen – 20201124 fr 20201124_ZP_mesures zone de protection_IA_v1_FR
20201124_ZS_mesures zone de surveillance_IA_v1_FR 20201126_mesures_NCD_IA_v1e_FR
consultation secteur – 20201126 fr


Communiqué de l’AFSCA 20-11-20

Belgique

Dans notre pays, des oiseaux sauvages infectés ont été trouvés à 6 endroits différents, tous situés sur la côte dans les municipalités d’Ostende, Middelkerke, Bredene, De Haan et Oudenburg. Les contaminations concernent les espèces d’oiseaux suivantes : cygne tuberculé, courlis, oie rieuse, goéland argenté, pie et tourterelle turque.
La semaine dernière, tant sur la côte qu’ailleurs dans le pays, plusieurs autres oiseaux et carcasses suspects ont été collectés, dont plusieurs rapaces.

Heureusement, aucune infection n’a encore été détectée chez les volailles. Les quelques suspicions cliniques chez des détenteurs particuliers se sont révélés négatifs après des analyses de laboratoire.

Reste de l’UE

Le virus H5 se propage également ailleurs en Europe.

  • En ce qui concerne les volailles, je vous réfère au tableau ci-dessous et à la carte 1 (source : outil d’alerte européen ADNS) en annexe. Les foyers sont indiquées sur la carte comme suit : rouge = commercial, bleu = détenteur particulier.
    La Suède, la France et la Croatie sont les États membres qui se trouvent ajoutés à cette liste. Le deuxième foyer en France à Yvelines (près de Paris) et le foyer en Croatie (près de la Hongrie) ne sont pas encore indiqués sur la carte.
    L’une des exploitations aux Pays-Bas est un élevage de canards dans lequel les animaux, bien que plus doux, montraient des signes évidents de maladie et de la mortalité.
  • En ce qui concerne les oiseaux sauvages, le nombre de sites contaminés a augmenté de manière significative dans tous les pays concernés. Ces sites sont indiqués en bleu sur la carte 2 (source : outil d’alerte européen ADNS).
    Le nombre et la diversité des espèces d’oiseaux touchées montrent que ce virus H5 a un spectre d’hôtes très large.

Les deux foyers en France concernent des points de vente de volailles de hobby. Ces contaminations sont liées à la vente de volailles infectées dans le circuit hobby qui venaient vraisemblablement de détenteurs particuliers. Dans le cadre du traçage de ces foyers en France, l’AFSCA a également contrôlé 2 fournisseurs belges, avec des résultats favorables.

Je répète mon appel traditionnel de respecter la biosécurité au maximum dans tous les maillons de la chaîne avicole. Après tout, la biosécurité n’est que si fort que le maillon le plus faible de la chaîne. Je compte donc sur une forte réaction de chacun lorsqu’il sera confronté à des lacunes dans ce domaine de la part des visiteurs, des techniciens, des fournisseurs et des clients, etc.

land commerciële houderij hobby en andere dierpark sites wilde vogels
pays élevage commercial amateur et autre parc animalier sites oiseaux sauvages
België/Belgique 6
Duitsland/Allemagne 10 210
Denemarken/Danemark 1 27
Frankrijk/France 2
Ierland/Irlande 3
Kroatië/Croatie 1
Nederland/Pays-Bas 4 5 41
Verenigd Koninkrijk/Royaume-Uni 2 6
Zweden/Suède 1
19 7 0 293

Communiqué de la RFCB 14-11-20

Suite aux directives reçues de l’Afsca ce samedi 14/11/20, la RFCB demande à ses amateurs de maintenir, à titre préventif, leurs pigeons au colombier.

Ces mesures plus strictes dans la lutte contre la grippe aviaire, édictées par l’AFSCA, entrent en application le 15/11/20 La RFCB publiera des précisions complémentaires sur ce dossier dans les prochains jours
Pour la RFCB
Le président national
Pascal Bodengien


Communiqué de l’Afsca 14-11-20

Le laboratoire de référence Sciensano a rapporté aujourd’hui les premières infections par le virus H5N8 de la grippe aviaire hautement pathogène chez des oiseaux sauvages dans notre pays. Il s’agit d’un cygne muet, d’une oie rieuse et d’un courlis que l’on a trouvé à la côte, dans les communes côtières d’Ostende, de Bredene et de Middelkerke. Les animaux avaient été pris en charge par un centre de revalidation pour oiseaux et ont ensuite été envoyés pour un analyse par le réseaux qu’a mis en place l’Agentschap Natuur en Bos flamand pour surveiller les suspicions de grippe aviaire chez les oiseaux sauvages en Flandre.

Compte tenu des différents sites, il est probable que la grippe aviaire circule chez les oiseaux sauvages tout le long de la côte et peut-être également ailleurs dans le pays.

Le Ministre Clarinval a donc décidé, sur avis de l’AFSCA, d’étendre au secteur des détenteurs amateurs l’obligation de confiner leurs volailles. Pour rappel, cette mesure est déjà obligatoire pour les volailles des exploitations commerciales. En outre, tous les rassemblements et marchés de volailles et d’oiseaux sont plus strictement réglementés ? également temporairement interdites. N’oubliez pas que ces évènements sont actuellement de toute façon interdits par les mesures covid.

Les mesures supplémentaires prendront effet ce dimanche 15 novembre.
Vous trouvez à titre d’information ci-joint le communiqué de presse du Ministre et de l’AFSCA.
Nos pages internet concernant la grippe aviaire seront mises à jour encore aujourd’hui.

Je souligne une fois de plus que le risque d’introduction de ce virus chez les volailles à partir des oiseaux sauvages est très élevé. Il est donc important que la biosécurité soit prise au sérieux et soit appliquée jusque dans les moindres détails.

Je vous donne pour conclure un bref aperçu de la situation au niveau européen :

  • En ce qui concerne les volailles, jusqu’à présent, 4 foyers ont été détectés aux Pays-Bas, dont 3 dans des exploitations commerciales. Aussi l’Allemagne compte désormais 4 infections, dans des petites exploitations dans le nord du pays. Le Royaume-Uni a entretemps notifié une deuxième exploitation commerciale infectée.
    Ces foyers sont indiqués sur la carte 1 (source : outil d’alerte européen ADNS) : rouge = commercial, bleu = amateur.
  • En ce qui concerne les oiseaux sauvages, le Royaume-Uni et l’Irlande ont signalé leurs premier cas. Entretemps, en Allemagne et aux Pays-Bas, des dizaines de sites où des animaux infectés ont été retrouvés ont été signalés.
    Ces cas sont repris sur la carte 2 (source : outil d’alerte européen ADNS) : les sites y sont indiqués en bleu.


Communiqué de l’AFSCA 7-11-20

Vous trouverez ici un bref état des lieux concernant les contaminations par les virus H5 hautement pathogènes de la grippe aviaire.

  • En ce qui concerne les oiseaux sauvages, ces dernières semaines, des infections ont été signalées aux Pays-Bas (20-aine de sites), en Allemagne (20-aine de sites) et au Danemark (1 site). Ces sites sont indiqués par un point bleu sur la carte ci-jointe qui a été établie sur la base des données de l’ADNS européen.
    Comme lors des précédentes saisons de grippe aviaire, diverses espèces d’oiseaux – oiseaux aquatiques et rapaces – sont concernées.
  • En ce qui concerne les volailles, une deuxième exploitation infectée a été trouvée aux Pays-Bas; il s’agit d’une exploitation de poules pondeuses située à proximité du premier foyer. En outre, l’Allemagne a également signalé une contamination dans un petit élevage mixte et le Royaume-Uni a signalé une infection dans un élevage (vraisemblablement) parental de poulets de chair. Ces foyers sont marqués à l’aide d’un point rouge sur la carte.

En début de semaine, une foyer de virus H5 a également été suspecté dans le Kent au Royaume-Uni, mais il s’agit là d’un virus faiblement pathogène.

Entre-temps, les experts ont pu analyser la génétique d’un certain nombre de virus trouvés. Il s’avère que le virus H5 est effectivement apparenté au virus identifié en Russie et au Kazakhstan avant l’été et qu’il est plus proche du virus de l’épidémie de 2016-2017 que du virus qui a circulé en Europe centrale et orientale au début de cette année. Pour rappel, le virus H5 de 2016 est un virus qui a été identifié chez de très nombreux oiseaux sauvages et chez une variété de familles d’oiseaux et il y a causé une mortalité massive ; c’était moins le cas du virus H5 du début de l’année. De plus, le virus H5 actuel a déjà été détecté avec plusieurs antigènes N (N8, N5 et N1), ce qui indique qu’il a parcouru un long chemin depuis les premières découvertes au Kazakhstan et en Russie (où seuls les virus N8 ont été détectés).

Bien qu’il n’y ait pas encore d’indications de présence de virus dans notre pays, il peut nous atteindre rapidement. L’expérience du passé montre que le virus peut alors apparaître n’importe où dans le pays. Le risque d’introduction chez les volailles à partir des oiseaux sauvages est très élevé avec ce virus. Il est donc important que chacun prenne soin de la biosécurité et la respecte dans les moindres détails.


30-10-2020 Communiqué de l’AFSCA :
Grippe aviaire H5 : mise en place de mesures plus strictes dans les exploitations professionnelles et chez les détenteurs hobbyistes


28-10-2020 – Communiqué de l’AFSCAConfirmation d’un cas de paramyxovirose chez un éleveur de pigeons à Eghezée


Communiqué de l’AFSCA 16-10-20

Lien vers le website de l’AFSCA

L’automne et l’hiver à venir seront probablement des saisons où – plus que les années précédentes – la grippe aviaire devra être prise en compte.

Depuis le mois de mai 2020, de nombreux cas de grippe aviaire hautement pathogène de type H5 ont été identifiés chez des oiseaux sauvages et dans des élevages, commerciaux et backyard, en Russie et au Kazakhstan. Cela indique que la grippe aviaire circule largement dans les régions où un grand nombre d’oiseaux aquatiques sauvages se reproduisent et passent l’été. Le virus H5 en question est probablement le même type de virus qui a déjà causé des problèmes en Europe au cours des années précédentes.

Les experts internationaux estiment qu’il est très probable que les oiseaux aquatiques migrateurs apportent le virus avec eux lors de la migration d’automne, qui a commencé entre-temps. Il y a donc un réel risque que l’UE devra à nouveau faire face à des contaminations dans les mois à venir. Bien que notre pays ne soit pas la première destination pour la plupart des oiseaux migrateurs – la Pologne, l’Allemagne et les Pays-Bas sont des destinations beaucoup plus probables à cet égard – nous devons quand-même être très vigilant.

Les mesures actuelles en Belgique sont strictes et suffisent pour gérer le niveau de risque. Il n’est donc pas nécessaire de les renforcer pour l’instant.

Vous pouvez les consulter sur notre site ; elles ont aussi été annexé à ce message. http://www.afsca.be/professionnels/productionanimale/santeanimale/grippeaviaire/mesures.asp.

L’AFSCA demande à tous les éleveurs de volailles et aux acteurs de la chaîne d’appliquer strictement les mesures et d’accorder une attention particulière à la prévention de l’introduction de l’influenza aviaire dans l’exploitation par les (contacts avec les) oiseaux sauvages.

Je voudrais également attirer l’attention sur l’importance de la vigilance accrue pour la grippe aviaire, qui est déjà en place depuis 2006 et qui a encore été renforcée l’an dernier suite aux problèmes liés au virus H3.
Concrètement, le traitement thérapeutique de volailles ne peut être entamé après les constatations suivantes que si des échantillons ont été préalablement soumis à la DGZ ou à l’ARSIA pour un examen de laboratoire :

  • une réduction de plus de 20 % de la consommation normale d’aliments et d’eau ;
  • une mortalité de plus de 3 % par semaine ;
  • une réduction de la ponte de plus de 5 % pendant plus de deux jours ;
  • des signes cliniques ou des lésions post-mortem suggérant une grippe.

Les % sont à interpréter au niveau de l’étable ou du compartiment et non pas au niveau de l’ensemble de l’exploitation.

Afin de maintenir le seuil pour l’éleveur de volaille le plus bas possible, l’AFSCA prend en charge les frais d’analyse de ces échantillons pour la grippe aviaire.