Folklore, patrimoine et legendes de nos régions


Les saints patrons des colombophiles... (1)

Anne Rieter & Jean-Luc Dubart
Source : La Charité.

Dans le livre "Saints et les Animaux" ( Ab Editions, 2002) on peut lire "Noé est invoqué pour les pigeons voyageurs"...

Rien d'étonnant : qu'est-ce qu'il a scruté le ciel, Noé, les nuées qui s'amoncellent; des projets plein la tête pour après le déluge. Lâcher une colombe, puis toute sa colonie. Boire un petit verre ou deux au local. Guetter l'arc-en-ciel avec l'espoir d'une embellie durable, refaire le monde et vivre 950 ans : le profil du colombophile n'a quasi pas changé depuis la nuit des temps !

La sainte patronne officielle des colombophiles est Colombe de Sens, une martyre de IIIème siècle, protectrice aussi de Soulme et de Deerlijk. Comment savoir ce qui a motivé jadis le choix de Rome? Elle a une plume dans ses emblèmes, mais c'est une plume de paon; et si l'on croit sa légende, elle était invoquée pour obtenir la pluie: c'est écrit dans la Bibliotheca Sanctorum. Qui peut faire, peut défaire !

Née seize cents ans après Colombe de Sens, Zoé-Catherine Labouré, mérite aussi cette reconnaissance pour les nombreux colombophiles dont elle est la protectrice de coeur. Catherine Labouré s'est occupée, toute jeune, des 600 à 700 pigeons du colombier paternel, en Bourgogne, au XIVème siècle. Elle est montée à Paris prendre le voile chez les Filles de la Charité, une vie éclairée par plusieurs apparitions, consacrée toute entière à soigner les personnes âgées, "sans négliger jamais le colombier qui lui rappelait ses (...) joies d'enfance".

Son bouillon de pigeon est resté dans la mémoire populaire : un fameux sérum fortifiant pour les malades. Une potion bien connue de nos coureurs cyclistes, affirme Joseph Willems, un curé anversois, qui célèbre chaque année un office pour les colombophiles suivi d'une bénédiction (en néerlandais, "Duivenzegening" oud "Duivenwijding" qui est l'expression populaire). Il a fait réaliser - non pas une médaille miraculeuse ! - mais une statuette originale représentant Ste Catherine, un pigeon entre les mains; on la retrouve jusqu'au Texas chez un colombiculteur hollandais.

La province d'Anvers ouvre traditionnellement le mois des bénédictions colombophiles, à Artselaar, le second samedi de mars, en l'église St.- Léonard.

Le troisième samedi de mars ont lieu deux bénédictions de pigeons : l'une à Grobbendonk, église St.-Lambert, en Campine anversoise, l'autre à Vroenhoven-Riemst, dans le Sud Limbourg, historiquement tourné vers Maastricht. Le dernier samedi de mars, "duivenwijding" à Wevelgem, pour les colombophiles de Flandre Occidentale et pour les amateurs du Tournaisis, en église Ste Thérèse, Rue de Courtrai, en direction de Menin.

Le pigeon voyageur est aussi l'invité des processions. Se souvient-on du "pigeon couronné" de Kasterlee qui accompagnait, jadis, le défilé religieux dans un panier de voyage, avec un constateur? On raconte que les amateurs suivaient le cortège munis d'un panier de pigeons pour montrer qu'ils étaient bien classés.

De tous temps, les coülonneux wallons ont fait le déplacement en région flamande, pour assister à l'une ou l'autre célébration colombophile, n'ayant pas trouvé d'équivalent en terre francophone. Jusqu'à ce 15 août 2002, où le Brabant wallon prenait le relais, sur la Ligne de l'Est : à l'occasion des 250 ans de la Chapelle de Malèves Ste-Marie, édifiée en plein champs, par des moines de Villers-la-Ville, une bénédiction des pigeons, réunissait des coülonneux de Perwez, Thorembais, Lismeau et alentours. La Chapelle de Malèves Ste-Marie est depuis toujours, une des étapes de prédilection des colombophiles du Brabant flamand pour entraîner leurs pigeonneaux aux concours de vitesse de Momignies

Nous reviendrons dans un prochain article sur les démarches accomplies en vue de la reconnaissance de Sainte Catherine Labouré comme patronne des colombophiles.


Une flopée d'autres saints et saintes reçoivent également la colombe comme attribut.

Pour les saints : Ambroise de Milan; Bernardin de Sienne; Charles Borromée; David; Grégoire le Grand, pape; Henri II; Jean l'Evangéliste; Luc l'Evangéliste; Oswald de Northumbrie et Pierre Célestin.

Pour les saintes : Colombe de Riéti; Eulalie de Mérida; Hildegarde de Bingem; Marie-Madeleine de Pazzi; Scholastique; Thècle d'Iconium; Thérèse d'Avila.
Parfois, la colombe est présente avec une ampoule (fiole) dans le bec, il s'agit alors de saint Rémi de Reims.

Plusieurs saints sont représentés avec une colombe planant au-dessus de la tête : Ambroise de Milan; Fabien, pape; Hilaire d'Arles; Ida de Herzfeld; Jean Chhrysostome; Polycarpe de Smyrne et Samson de Dol.
Parfois la colombe est posée sur l'épaule et parle à l'oreille du saint : Amboise de Milan; Ambroise Sansedoni; Cunibert de Cologne; Grégoire le Grand, pape; Grégoire VII, pape; Hadelin; Jacques d'Ulm; Jean Chrysostome; Jean de la Croix; Pierre de Morrone; Thomas d'Aquin.
Une autre représentation : la colombe est posée sur la crosse : Hadelin.
La colombe est posée sur une mitre : Cunibert de Cologne.
La colombe sort de la bouche : Thomas d'Aquin.
La colombe se tient sur une croix : Reine d'Alise.
La colombe tient un rameau d'olivier dans son bec : Benoit XI, pape.
La colombe tend un voile au-dessus de la tête de la sainte : Aldegonde de Maubeuge.
Deux colombes : Loup, de Sens.
Deux colombes, mais sur la tête : Eugène III, pape.
Deux colombes, sur un livre fermé : Joachim, père de la Vierge Marie.


Les saints patrons des colombophiles... (2)


Sur les traces de Sainte Catherine Labouré

Visite aux Filles de la Charité de St.-Vincent
de Paul à Fain-les Moutiers, en Bourgogne.


Connaissez-vous la 'Maison (de) Sainte Catherine' ?

Permettez-moi de vous proposer une étape en Bourgogne : l'Histoire nous a tant offert en partage. Arrêtons-nous avant Dijon, à Semur-en -Auxois, une cité médiévale où il fait bon flâner, sur les rives de l'Armançon. Nous sommes à la frontière de l'Yonne et de la Côte d'Or. Prenons la route d'Epoisses. On raconte que la Reine Brunehaut aimait y séjourner avec son petit-fils. Histoire, gastronomie et.. colombophilie!
une des tours de château d'Époisses est un pigeonnier de 3000 cases, ce qui vous donne une petite idée de son importance.


Dis-moi la forme de ton colombier, je te dirai qui tu es...

Le chemin des écoliers passe par Bard-les-Èpoisses. En traversant le village, vous remarquerez au moins trois colombiers aux allures de tour.


Pourquoi des tours rondes et d'autres, carrées?

Le pigeonnier rond signifie que c'est un domaine qui a juridiction sur les autres.
Comme celui du château d'Époisses. Les tours carrées appartiennent à des fermiers.


On raconte que seuls les seigneurs disposaient de colombiers avant la Révolution.

Les fermiers de la région cultivent aussi l'amour du patrimoine. Jean-Claude Mignot, par exemple. Il a fait des recherches sur les armoires qui surplombent la porte d'entrée de sa maison. Sa ferme est aussi dotée d'un très vieux pigeonnier, une tour carrée massive de 1300 cases.
Ici, les colombiers sont construits en pierre du pays calcaire qui vient de la montagne d'à côté. Les tuiles plates, étaient généralement fabriquées à Moutier-St.-Jean, juste à côté de Fain-les-Moutiers.


Le village natal de Sainte Catherine Labouré.

Allez voir les Soeurs de Fain-les-Moutiers. Elles vous diront tout sur les colombiers de la région: elles ont racheté la ferme des Labouré, avec le pigeonnier dont Ste Catherine s'est occupée tout au long de sa jeunesse.


La Maison Sainte Catherine.

Une ferme cossue, typiquement bourguignonne, le portail en forme de porche, a vu naître Sainte Catherine. On connaît mieux Catherine Labouré comme la Soeur à qui Marie a inspiré la fameuse Médaille miraculeuse, rue du Bac, à Paris.
Résidence d'une communauté des Filles de la Charité de St.-Vincent de Paul, la ferme des Labouré a été rebaptisée "Maison Sainte Catherine" en raison de sa redestination, en 1964 : maison d'accueil et de soins. Les Soeurs y accueillent des groupes de jeunes de la région pour les professions de foi, confirmations et retraites. La Maison Catherine respire sérénité et gravité.
Catherine y est née au mois de mai 1806; on va donc bientôt fêter le bicentenaire de sa naissance. La ferme est sûrement bien plus ancienne. Elle est conservée en l'état par les Soeurs, avec la chambre des parents et le berceau de Sainte Catherine. À côté, le four à pain, le pétrin. Et l'échelle qui monte au grenier où dormaient Catherine, ses frères et soeurs. La cuisine attente à la grande pièce où se réunissait la maisonnée. L'arbre généalogique, les photos de famille. Des sabots, des plus menus aux plus grands, groupés autour de la cheminée rappellent que Pierre Labouré - séminariste devenu cultivateur - et Louise Magdelaine Gontard - institutrice de formation - ont eu dix-sept enfants dont dix ont survécu. Il resterait aux Labouré une seule branche de descendants : La famille Carrelet de Loisy.


Saviez-vous qu'un service d'infirmières à domicile existe depuis le XVIIème siècle?

Les filles de la charité de St.Vincent de Paul sont des infirmières par vocation. Elles sont quatre à rayonner dans les environs de Fain-les-Moutiers. Les Soeurs s'occupent des personnes âgées, en particulier; pour les plus dépendantes, elles dispensent les soins palliatifs. Saint Vincent de Paul voulait qu'on voie les personnes âgées chez elles.

Saint Vincent de Paul parlait de séminaire pour ses Filles de la Charité et non de noviciat. Quelle est la différence? Cela se passait dans les années 1630. Saint Vincent était un ami très proche de Saint François de Salle. Celui-ci a voulu fonder un ordre religieux visitant les malades; ainsi sont nées les Visitandines. C'était une forme de vie religieuse qui ne se faisait pas à l'époque: les religieuses étaient derrière des grilles. St Vincent de Paul a donc profité de cette expérience de St. François de Salle.


Ordre religieux ou ordre apostolique? La nature des voeux fait la différence.

Sous l'impulsion de Louise de Marillac, co-fondatrice de la communauté en 1633, Saint Vincent de Paul a décidé que les Filles de la Charité seraient des filles allant et venant. Autrement dit, les Soeurs ne feraient pas des voeux traditionnels et ne seraient pas assimilées aux religieuses qui étaient cloîtrées, par tradition.

C'est pour cela que beaucoup de termes, dans le vocabulaire de l'ordre, différencient les Soeurs de l'aspect religieux. Cependant, il faut savoir que St Vincent de Paul priait ses filles d'être plus religieuses que les religieuses, du fait qu'elles allaient et venaient au service des pauvres. Il ne pouvait dès lors être question de noviciat puisque les Filles de la Charité ne sont pas les novices d'une congrégation, mais des Soeurs allant et venant. Donc il fallait quand même un temps de formation qu'on a appelé séminaire.

Les Filles de la Charité de St Vincent de Paul appartiennent à un ordre apostolique; ce n'est pas un ordre religieux. Elles font des voeux privés qu'elles renouvellent tous les ans, le jour de l'Annonciation. Elles ne prononcent pas de voeux perpétuels comme les autres religieux. C'est une différence très importante.
Tel fut l'engagement Ste Catherine Labouré.


Les Parisiennes surnommaient Catherine Labouré "La Soeur de la basse-cour"

Les pigeons furent la seule distraction de Catherine jusqu'à la fin de sa vie. À Paris, les pigeons de la basse-cour lui rappelainet ses joies d'enfance et lui changeaient les idées des vieux grognons peu aimables dont elle avait la garde, comme il est écrit dans le revue Le sport colombophile de novembre 1947.

À la vue du colombier des Labouré, grand comme une tour médiévalle, vous réaliserez mieux ce que fut la jeunesse de Sainte Catherine, à s'occuper d'un élevage de plusieurs centaines de pigeons. L'accès au colombier, par une échelle de meunier, est restée très acrobatique. Mais quel bonheur de découvrir cette pièce cathédrale avec sa nef de bois et ses onze cents cases. Pour la petite histoire, les colombes de la congégation lui préfèrent leur bonne vieille cage; il faut savoir que le pigeonnier est squatté par une famille de hiboux grand-duc.
Une tour carrée en guise de pigeonnier atteste que le père de Catherine était un notable du pays, qu'il possédait une entreprise agricole importante. Au temps de Sainte Catherine, on ne jouait pas encore avec les pigeons, pas avant 1850. Les pigeons étaient élevés pour leur chair. C'était un revenu non négligeable pour les fermiers. En outre, la colombine était un engrais naturel remarquable pour les cultures.


Une Soeur volante protectrice des colombophiles.

Chemisier clair, jupe et gilet bleu marine, la cornette légendaire a complètement disparu de la tenue vestimentaire des Filles de la Charité de St Vincent de Paul.

Cette cornette blanche, monumentale, allant et venant faisait penser à une paire d'ailes, tant et si bien que les Filles de la Charité sont surnommées les nonnes volantes (Vliegende nonnen) dans le parler populaire d'Anvers. Pour des infirmières volantes, quoi de plus naturel?

À Fain-les-Moutiers, la statue de Sainte Catherine Labouré témoigne encore de cette particularité vestimentaire. Bien des pigeonniers de Belgique et des religions voisines abritent aussi une statue de Catherine. les colombophiles la prient, la fleurissent, lui font la causette.

On voudrait espérer voir un jour reconnaître Catherine sainte patronne officielle des colombophiles, en souvenir de sa joie d'être entourée de pigeons. Et pour récompenser la fidélité des colombophiles qui invoquent son intercession depuis une cinquantaine d'années.


Les saints patrons des colombophiles... (3)


Sainte Catherine Labouré, sainte patronne des colombophiles?

On ne le sait peut-être pas, ou pas assez, mais sainte Catherine d'Alexandrie a été rayée du calendrier liturgique et remplacée par une autre Catherine, sainte Catherine Labouré, et la fameuse Médaille Miraculeuse de la Rue du Bac, à Paris. C'est donc elle, désormais, que l'on fête le 25 novembre. Peut-être sainte Catherine Labouré sera-t-elle aussi un jour l'officielle sainte patronne des coulonneux? C'est fort probable et de nombreux témoignages peuvent étayer la demande auprès de la très vénérable Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements. Il s'agit là de l'organisme romain auprès duquel il faut s'adresser. Son secrétaire est son excellence Monseigneur Francesco Pio Tamburino.


L' argumentation

Nombreuses sont les attestations qui convergent vers sainte Catherine Labouré en tant que protectrice de coeur des colombophiles. Ainsi, par exemple, Hans Geybels, de l'Université Catholique de Louvain (KUL), et spécialiste des dévotions populaires, témoigne dans ses travaux de l'appel des colombophiles à l'intercession de la sainte de la rue du Bac. Cette dévotion de la sainte de la rue du Bac. Cette dévotion a surgi, semble-t-il, vers les années cinquante, dans la foulée de la canonisation de sainte Catherine Labouré quand presse et radio ont insisté sur les 'joies de son enfance', c'est-à-dire les six à sept cents pigeons dont elle s'occupait. D'ailleurs, même lorsqu'elle soignait les personnes âgées avec une sollicitude admirable, sainte Catherine n'a jamais négligé le colombier...

Pour rappel, la béatification de soeur Catherine par le Pape Pie XI a eu lieu le 28 mai 1933. Le 27 juillet 1947 a vu sa canonisation par Pie XII en la basilique Saint Pierre de Rome.


L'appui ecclésiastique.

Voici les arguments adressés jusqu'à présent à la Congégation pour le Culte Divin pour la reconnaissance de sainte Catherine.
La dévotion à sainte Catherine a reçu d'emblée l'assentiment d' autorités ecclésiastiques : l'accord de l'évêque d'Anvers, comme en témoigne la
mention 'Kerkelijk goedgekeurd' (traduction : 'Approbation ecclésiastique) sur l'image de sainte Catherine attestant que la prière au verso est agréée et sa diffusion autorisée dans le diocèse. Un exemplaire de cette prière se trouve à 'Archivum Archiepesiscopale Mechkinieae' où l'un des archivistes et conservateur des reliques, M. Aloïs Jans, de famille colombophile, peut également témoigner en la matière.
Le prière des colombophiles est toujours distribuée dans le diocèse d'Anvers. Au printemps dernier se déroulait encore la récitation de cette prière par l'assemblée des fidèles à Grobbendonk.
Un autre appui ecclésiastique est celui de l'ancien évêque de Bruges, Mgr Desmedt, pour la présentation et la propagation du patronage de sainte Catherine Labouré sur les ondes flamandes de notre radio nationale dans l'émission religieuse 'Het Maria halfuurtje' (traduction : 'La demi-heure Mariale').
Elle reçoit une même bienveillance de l'évêque de Troyes, Mgr André Fauchet qui assistait volontiers aux lâchers de pigeons.


Dans la vie et l'oeuvre de Catherine.

En ce qui concerne les 'activités colombophiles' de sainte Catherine révélées en son temps par les média, le Père Laurentin, spécialiste des apparitions, auteur d'une étude monumentale sur Catherine Labouré avant canonisation, a désigné les passages de son oeuvre où sont consignées les déclarations de proches de sainte Catherine; depuis son adolescense, celle-ci avait la charge des soins aux centaines de pigeons du colombier de la ferme familiale, à Fain-les-Moutiers, en Bourgogne. Les Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul ont fait parvenir copie de ces témoignages consignés dans le 'Livre des heures de Catherine Labouré' de René Laurentin. Enfin, le confesseur de sainte Catherine Labouré, à Paris, M. Aladel, rapportait dans son ouvrage 'La Médaille Miraculeuse' que pendant ses longues années pasées à Paris au service des plus démunis, à l'hospice d'Enghien, sainte Catherine soignait les personnes âgées avec une 'sollitude admirable, sans négligeur jamais le colombier qui lui rappelait ses joies d'enfance'


Parmi les colombophiles

La dévotion populaire vouée à sainte Catherine perdure parmi les colombophiles depuis cinquante ans sous forme de prières individuelles journalières. Une messe, suivie d'une bénédiction, réunit annuellement les colombophiles à Aartselaar, en province d'Anvers, Grobbendonk, en Campine, à Vroenhoven-Riemst, en Limbourg (les Hollandais sont les bienvenus), et à Wevelgem, pour les colombophiles de Flandre Occidentale et les amateurs de la région de Tournai.


La prière de Malèves-Sainte-Marie

À titre informel, la prière la plus récente date du 15 août dernier : à l'occasion des 250 ans de la chapelle Notre-Dame des Affligés de Malèves-Ste-Marie, en Brabant Wallon, outre la procession traditionnelle, l'événement fut marqué par l'acceuil de colombophiles venus avec leur panier de pigeons pour une bénédiction; aux prières habituelles des officiants s'ajoutait l'appel à l'intercession de sainte Catherine.

La prière a été rédigée par un prorecteur de l'Université Catholique de Louvain, Gabriel Ringlet.

'Bénédiction des messages et des pigeons'

Seigneur,

Tout au long de l'histoire, les animaux de la terre, de la mer et du ciel sont associés à la vie des hommes.
Qu'on pense simplement à la colombe qui ramène à Noé un rameau d'olivier ou au corbeau qui apporte la nourriture au prophète Elie.
Toi qui nous montres un signe de ta providence quand tu nourris les oiseaux du ciel, nous t'on prions :
Par l'intercession de Catherine Labouré, que ta bénédiction accompagne tous ces pigeons qui vont s'envoler
Et qu'elle descende aussi sur nous et sur les messages que nous venons de confier à Notre-Dame des Affligés,
Nous te le demandons par Jésus, le Christ, notre Seigneur.


L'iconographie.

En ce qui concerne l'iconographie, outre la fameuse statue de sainte Catherine Labouré, de la Rue du Bac, à Paris, avec la médaille miraculeuse, il est à noter que des statues originales de sainte Catherine Labouré ont été sculptées en Belgique, la représentant avec un pigeon dans les mains. On retrouve ces statues dans les églises, au moment de la Bénédiction et chez des colombophiles de Belgique, dans les régions limitrophes de France, d'Allemagne et des Pays-Bas, de Maastricht à Zierikzee.


Et Vous?

Nous serions très heureux de recevoir de votre part des témoignages qui prouvent que sainte Catherine Labouré a été invoquée (ou est toujours vénérée) dans votre village, dans votre ville par les colombophiles. N'hésitez pas à nous contacter: Anne Rieter et Jean-Luc Dubart, revue 'La Charité', rue André Delzenne9, 7800 Ath. Ce dont, d'avance, nous tenons à vous remercier.

Fin.

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