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Elevage hivernal

L'élevage hâtif (en hiver) est devenu une pratique courante dans la colombophilie de nos jours De nombreux amateurs y engagent aussi bien leurs pigeons de concours que les reproducteurs et ils procèdent aux accouplements dans les derniers jours de novembre ou les premiers de décembre.

Les produits de cet élevage ne muent que leurs petites plumes et jettent leurs grandes rémiges bien plus tard que leurs frères et soeurs nés au printemps.

Certain champions procèdent à l'élevage hivernal dans l'intention première de vérifier l'état de santé de leur colonie et afin de pouvoir intervenir en temps opportun le cas échéant. Ce qui réduit les délais si l'on attend le printemps pour engager la saison. S'il faut encore administrer des cures à cette période de la saison, il y a gros à parier qu'elles retarderont singulièrement l'éclosion de la "forme" indispensable pour participer aux concours.

La santé des reproducteurs est bien plus importante que toutes les interventions sophistiquées appelées à les aider dans leur tâche hors saison : plaque chauffante, minuterie pour l'éclairage etc. Elle doit être optimale au moment de la réunion des sexes. Il sera utile de faire appel à un vétérinaire spécialisé, un mois avant d'engager cet élevage. Son examen vous apprendra si vous avez le feu vert...ou non. Auquel cas, vous pourrez toujours intervenir.

 

Alimentation : principes de base

Il y a belle lurette que l'alimentation du pigeon ne se résume plus à une ou deux graines: le froment ou le maïs par exemple. De l'avis général, l'alimentation du pigeon doit être si variée que possible. Les firmes spécialisées offrent sur le marché es mélanges "de saison" plus ou moins adaptés aux divers besoins de nos pigeons. Elles présentent : des mélanges pour pigeonneaux, un "Liégeois" (sans maïs) que l'on peut adopter en période d'élevage, des mélanges d'élevage, de sport, de veuvage, de mue, d'hiver, dépuratif etc. Bref, une panoplie inépuisable.

Vous ne savez pas par où commencer? Voici quelques informations qui pourront vous éclairer.

La composition du régime alimentaire de nos pigeons peut se résumer comme suit :
1. Les glucides (sucres);
2. Les lipides (graisses);
3. Les protéines (protides);
4. Les vitamines;
5. Les minéraux;
6. Les oligo-éléments.
Ajoutons-y la cellulose et ... l'eau. La boucle est bouclée.

Les céréales contiennent des hydrates de carbone (sucre), tandis que les légumineuses fournissent des protides. Les graines oléagineuses contiennent beaucoup de graisse.

Les besoins en protides sont les plus pressants en période d'élevage et de mue.

Il y a quelques années encore, on s'imaginait que les hydrates de carbone fournissaient la base de la nutrition pour la participation aux concours et que le pigeon consommait d'abord ses réserves en sucre avant d'entamer les graisses.
On croit savoir aujourd'hui que le sucre nourrit surtout l'énergie déployée lors d'efforts courts et secs : onvol, changement brutal de direction etc. tandis que le pigeon consomme durant le vol soutenu la graisse dont le potentiel énergétique est nettement plus élevé.

Comment procèdent la majorité des champions? S'ils sont nombreux à accepter les compositions commerciales, ils en mélangent deux ou trois en provenance de firmes différentes, et ils suppléent avec des légumineuses ou des céréales en fonction des besoins du moment.

En préparation aux concours de fond, on ajoute du maïs lequel contient environ 7% de protides, 65% de glucides et 4% de graisse.
Si l'on compare cette composition à celle du pois vert, ajouté à raison de 10% au mélange d'élevage parce qu'il en contient généralement trop peu (pour des raisons économiques), on relève 20% de protides, 52% de glucides et 1% de graisse !

L'orge entre pour une large part dans la ration d'hiver chez beaucoup d'éleveurs; encore que ce ne soit pas une règle générale. Certains éleveurs n'en veulent pas !

Autre produit indispensable, et pas le moins : un bon grit.

Plus que les autres, les pigeons cloîtrés en volière, doivent recevoir une ou deux fois par semaine un complexe vitaminé contenant de la B12. Cette vitamine n'apparaît pas dans la composition des graines. Les besoins du pigeon en vitamines sont minimes. Il est permis de supposer que celles contenues dans les protides: le lait, le lait battu, le fromage etc. suffisent à éviter toute carence. C'est devenu une habitude très répandue de fournir aux pigeons des vitaminéraux en poudre contenant des oligo-éléments, des minéraux et une large gamme de vitamines parmi lesquelles la B12. Vous aurez remarqué qu'il ne faut pas être spécialisé en diététique de granivores pour pouvoir alimenter correctement vos athlètes ailés.

Sois dit en passant, le marché regorge de produits dont il est permis de prétendre qu'on peut parfaitement se passer.

Il est possible d'assurer la parfaite santé de ses troupes ailées en toute simplicité avec un bon mélange de saison, un bon grit et un vitaminéral complet.
Ce n'est pas plus compliqué que cela !

 

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