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Attrait majeur : les concours

Si attrayant que puisse être la passion de l'élevage, la raison première de la colombophilie demeure la participation aux concours. Mieux encore, la récolte de quelques succès.

Avant d'être engagés en compétition, les pigeons participent à quelques étapes d'entraînement. Certains amateurs font appel pour cela au club où ils sont affiliés; d'autres, de plus en plus nombreux depuis la motorisation générale, se chargent personnellement de ces petits voyages. Ils disposent alors d'un panier dit "d'entraînement". L'allongement progressif des étapes, pour les pigeonneaux surtout, peut être singulièrement instructif, même si d'aucuns prétendent que cette manière de faire n'est nullement indispensable pour atteindre au but.

Le panier d'entraînement (ou de dressage) sera utile d'autre part pour apprendre aux pigeonneaux à s'abreuver lorsqu'ils partiront aux concours, à des distances allongées, avec des séjours prolongés au panier en cas de report des lâchers. Il suffira d'accrocher des abreuvoirs (gouttières) à l'extérieur du panier. Ils auront vite compris, surtout s'ils peuvent entendre verser l'eau.

L'arrivée d'une étape de dressage et bien plus encore d'un concours fait partie des émotions fortes que peut susciter notre sport. Le pigeon repéré au loin, haut dans le ciel, que l'on voit fermer les ailes et plonger telle un balle vers la trappe émotionne les plus insensibles. Vous aurez déjà aperçu à proximité des installations d l'un ou l'autre champion, une masse de supporters commentant le déroulement du concours et signalant à grands cris les arrivées des coursiers du ciel. On y repère même des non colombophiles attirés par le seul spectacle du pigeon terminant sa course.

Le jeu d'argent n'est pas le seul piment de la colombophilie sportive; elle nous permet de vivre bien des moments inoubliables par les seuls exploits de nos coursiers ailés.


Le classement au concours.

Que vous participiez à un concours de vitesse, de demi-fond ou de fond, vos pigeons devront être classés selon leur vitesse propre.

Les amateurs routinés ont vite fait d'établir un petit calcul et décrètent dans leur jargon: "Mon pigeon fait autant de mètres..."sous-entendu autant de mètres à la minute.

La vitesse se calcule en divisant la distance entre le lieu de lâcher et votre colombier par le temps qu'a mis votre pigeon pour le parcourir.

Les distances se calculent par comparaison des coordonnées.

Afin d'établir le temps précis du parcours de son pigeon, l'amateur reçoit une horloge spéciale appelée "constateur". A l'arrivée du pigeon, on lui retire la bague témoin (en caoutchouc) qu'il porte à la patte, on l'introduit dans une petite boîte (ou cossette) spéciale à cet effet, que l'on dépose ensuite dans le constateur avant d'actionner le levier ou la clé de commande qui déclenche l'impression de l'heure, des minutes et secondes. Il en va ainsi à l'arrivée de chaque pigeon.

Après la levée des appareils par un délégué de la société ou du groupement, les bandes horodatées sont exposées à la vue de tous. Cela donne lieu à des commentaires souvent hauts en couleur concernant les chances de classement des participants. Les discussions vont bon train et les pronostics s'ébauchent: "qui l'emportera?" Il faudra attendre le verdict officiel du classificateur pour mettre tout le monde d'accord.

L'électronique apparaît toutefois dans ce domaine. Constateurs électroniques installés à l'entrée du colombier et bagues à puce font une percée, mais ne peuvent servir que pour certains concours.


La mue

La grande mue, celle qui renouvelle complètement la livrée des pigeons, s'engage à la fin de la saison des concours (juillet-août). Tous les amateurs attachent la plus grande importance à son bon déroulement. Ils se soucient davantage de la qualité des nouvelles plumes que de l'ordre dans lequel elles sont remplacées.

Les petits plumes de la tête et du cou se renouvellent chaque année, comme d'ailleurs les plumes de la queue (rectrices), les grandes rémiges et les plumes de couverture (tectrices). Les plumes de l'arrière-aile ne sont totalement renouvelées qu'en l'espace de 3 ans.

La qualité des nouvelles plumes est tributaire de l'état de santé et de la composition de la ration alimentaire.

L'organisme du pigeon est singulièrement sollicité pour répondre aux exigences posées par la formation du nouveau plumage composé essentiellement de kératine avec une forte proportion de soufre organique.

N'allez pas croire pour autant que vous puissiez aider vos pigeons en leur servant du soufre. Il ne peut répondre à certains besoins que lorsqu'il est incorporé à des alliages organiques. On le trouve dans les acides aminés, produits de base des protéines.

Il faudra donc présenter à ses protégés une ration riche et la plus variée possible en période de mue. Pour répondre à ce besoin, certains amateurs n'hésitent pas à combiner deux ou trois "mélanges mue" présentés dans le commerce.

La pigmentation de la plume accroît sa résistance. C'est à l'endroit où elle subit le "frottement" le plus intense (par la résistance de l'air en vol e.a.) que sa coloration est la plus profonde. Cette matière colorante, la mélanine, est issue d'un alliage d'éléments dans lequel le cuivre joue le rôle de catalyseur.

Ces éléments se trouvent en majeure partie dans les pois verts et beaucoup moins dans le froment. Ceci soit dit pour vous mettez en garde contre l'influence néfaste d'une ration de composition uniforme.

Le pigeon ne peut se passer de minéraux et d'oligo-éléments en période de mue. Les amateurs qui négligent leurs protégés la fin des concours hypothèquent singulièrement la future saison.

Vous remarquerez donc que la colombophilie est un hobby à temps plein. A peine la mue terminée, il faut songer aux accouplements et à l'élevage d'hiver. La roue tourne sans arrêt.

 

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